L’épicondylite du coude

L’épicondylite du coude, également appelée « Tennis elbow » ou « Syndrome douloureux latéral du coude » est une inflammation des tendons prenant naissance au niveau de l’épicondyle latérale de l’humérus, c’est à dire la partie inférieure et externe de l’humérus, juste au dessus de l’articulation du coude. 

Cette pathologie est relativement répandue dans des activités sollicitant l’avant-bras, le poignet et les doigts. Elle trouvera un terrain favorable lorsque l’individu réalisera des mouvements de type répétitifs, en torsion ou non, à charges faibles ou importantes, avec peu ou pas de périodes de récupération.

Ces mouvements vont à terme engendrer des inflammations au niveau du tendons puis une dégénérescence de ceux-ci (si rien n’est fait). Dans des cas plus avancés, l’apparition de calcifications puis une rupture d’un ou de plusieurs tendons peut arriver, ce qui reste très rare. 

 

J’attire votre attention sur l’utilisation d’antalgiques, à des dosages plus ou moins importantes, sans traitement kinésithérapeutique de fond, permet de soulager à court et moyen terme la douleur sans nécessairement agir sur la cause principale du problème, laissant ainsi continuer l’évolution négative de la pathologie assurant un terrain favorable à l’arrivée de calcifications…

 

Dans quels cadres peut-on déclarer cette pathologie ?

Dans le cadre d’une épicondylite, ce sont les muscles extenseurs de l’avant bras qui sont touchés.

Ces muscles assurent l’extension du poignet et des doigts ainsi que les mouvements de supination, c’est à dire les mouvements permettant de ramener la paume de main vers le plafond.

On comprend ainsi mieux pourquoi, les métiers de bureaux (avec souvent une pathologie de l’épaule sous jacente, obligeant les muscles de l’avant bras à travailler davantage pour assurer la tâche demandée) ainsi que les métiers plus mécaniques et répétitifs tels que les ouvriers, les mécaniciens, les coiffeurs ou les femmes de ménages, où les mouvements sont saccadés et rapides, sont les métiers les plus touchés.

 

Les personnes pratiquant le tennis avec une tension au niveau de la raquette trop importante, une exécution du geste peu adéquat et où la sollicitation des muscles de l’avant bras se fait de manière répétitive et à forte contraintes peuvent également être touchés par la tendinopathie latérale du coude. Cependant, la prévalence de cette pathologie dans le cadre sportif demeure relativement négligeable par rapport à celle liée à l’activité professionnelle. 

 

La mécanique d’apparition de la pathologie

Les tendons s’insèrent sur l’os au niveau de l’épicondyle latérale de l’humérus. Leur ensemble permet de réaliser un cordage solide, capable d’amortir les chocs et les tensions exercés par les muscles, lors de mouvements à intensité forte ou à intensité faible mais répétitive.

Lorsque l’on arrive à une intensité et une charge trop importante par rapport à ce que le cordage peut supporter, alors celui-ci fini par se fissurer, s’effilocher et s’amincir. Un processus de cicatrisation naturelle, va se mettre automatiquement en place, afin de réparer l’endroit lésé. Cela nécessitera non seulement une période de repos, plus ou moins importante, mais également une prise en charge adéquat.

Si malgré tout, l’utilisation du cordage est de même intensité et de même type, sans prise en charge adaptée, alors le processus de cicatrisation naturelle va être compromis et remplacé par une cicatrisation « grossière » avec l’apparition de cicatrices épaisses, discontinue dont les fibres seront organisées de manière anarchiques mettant à mal la fluidité et l’architecture du tendon. Il en va de soit que la solidité du tendon et par conséquent la force pouvant être exécutée par le membre supérieur sera compromise voire diminuée.

 

Le traitement

Avant toute chose, la mise au repos du membre lésé ainsi qu’un éloignement de l’activité causant la problématique est nécessaire.

Dans la majorité des cas, de simples assouplissements locaux puis de type « chaines musculaires » permettront d’améliorer significativement la symptomatologie sans nécessairement complètement la régler. En effet, un défaut de positionnement au travail ainsi que les mouvements inadéquats devront être identifiés.

Il sera également intéressant d’effectuer un travail de renforcement musculaire spécifique (de type excentrique et concentrique) puis un renforcement global du membre supérieur, afin d’aider la musculature à pallier à la charge demandée et favoriser un retour au travail, dans de bonnes conditions et le plus rapidement possible.

Pour des inflammations rebelles, il pourra être proposé par le médecin spécialiste, une injection de corticoïdes, le nombre d’injections étant limité pour ne pas nuire à la qualité du tendon à terme.

Sur le plan kinésithérapeutique, l’utilisation de la méthode du crochet aura bien entendu tout son sens puisqu’elle permettra de faciliter le mouvement et donc éliminer les adhérences entre les plans musculaires.

 

Conclusion

L’épicondylite est une pathologie relativement répandue dans les métiers où l’on sollicite de manière répétitive l’avant bras, le poignet et la main. Cette pathologie trouvera un terrain favorable pour s’installer, dans un contexte où l’individu adoptera une mauvaise position de travail avec peu de repos entre les stimulations du membre sollicité.

Il conviendra donc d’éliminer au maximum les mouvements inutiles et parasites, d’améliorer sa posture de travail, de limiter les mouvements nécessitant une force importante et dans le cas échéant, de faire appel à une machine lorsque l’effort demandé est important et répétitif.

 

SIDIBE Mariam – Kinésithérapeute – Spécialisée en revalidation orthopédique – All right reserved

La prothèse de hanche

Chaque année, près de 20 500 prothèses de hanche sont posées en Belgique. Bien qu’un certain nombre d’activités ne seront plus possibles à pratiquer suite à cette intervention, mais elle permettra de diminuer significativement la symptomatologie douloureuse et améliorer le périmètre de marche. 

Comment se passe l’intervention chirurgicale consistant à mettre en place une prothèse de hanche ? Quels sont les conséquences après cette intervention ? Quelles activités pourrais-je pratiquer après ? Et dans quels délais ? Voici les questions incontournables auxquelles je vais tenter de répondre. 

 

Etapes pour la mise en place d’une prothèse de hanche oration de la prothèse de hanche. Source : Site du Docteur Serhal

 

– Contexte –

L’arthrose de hanche (également appelée coxarthrose) est un phénomène progressif lié à une usure du cartilage enrobant les deux os mis en jeu dans la constitution de l’articulation : Le fémur et le cotyle de l’os coxal (au niveau du bassin).

L’arthrose de hanche nécessitant la mise en place d’une prothèse totale de hanche lorsque l’articulation ne répond plus au traitement conservateur.
Source: Site du Docteur Gregory Roch

À un stade d’arthrose débutante, lorsqu’il subsiste toujours du cartilage recouvrant les surfaces articulaires au niveau du cotyle et au niveau de la tête du fémur – et que l’inflammation n’est pas très importante – le chirurgien peut proposer un traitement conservateur. Ce traitement consistera en des injections d’acide hyaluronique, d’anti-inflammatoires mais également de la kinésithérapie afin d’entretenir la lubrification de l’articulation et limiter la progression de l’arthrose.

Une proposition pour une intervention chirurgicale sera abordée, à un stade d’arthrose intermédiaire ou avancée, lorsque le traitement conservateur ne sera plus efficace. En effet, à ce stade, les limitations d’amplitudes articulaires, la douleur nocturne et diurne, ainsi que la diminution du périmètre de marche, sont des indicateurs qui doivent favoriser une prise de décision positive en faveur de l’intervention chirurgicale.

– Avant l’opération –

Comme pour toute intervention chirurgicale prévue, il est nécessaire de préparer son organisme.

Dans le cadre de la mise en place d’une prothèse de hanche, une préparation cardiovasculaire (vélo, tapis de marche, elliptique, natation,…) ainsi qu’un travail de mobilisation articulaire et musculaire est nécessaire.

Le kinésithérapeute spécialisé en revalidation orthopédique, devra impérativement tonifier la musculaire érectrice ainsi que les muscles sectionnés ou étirés de longues heures pendant l’intervention chirurgicale.

La qualité ainsi que la rapidité de votre récupération, sera directement en lien avec votre préparation avant l’intervention.

– L’opération chirurgicale –

L’intervention chirurgicale consiste à remplacer les surfaces articulaires usées par des implants prothétiques. Ces implants peuvent être de différentes matières (Métallique = Titane ou chrome cobalt, polyéthylène ou céramique). Le choix de l’implant dépendra de l’utilisation supposée du membre inférieur opéré, après l’intervention.

La prothèse est constituée de 4 éléments :

Le cotyle : En deux partie et ayant la forme d’une demie sphère en métal (généralement en titane), elle est fixée dans la cavité cotyloïdienne, par des vis ou du ciment, au niveau de l’os coxal. Elle s’accompagne d’un implant en polyéthylène s’articulant à la tête laquelle est fixée sur la tige fémorale.

La tête : Enchassée dans la tige fémorale, elle s’articule avec le cotyle.

Le col : Il permet, dans le cas où il constitue une partie distincte par rapport à la tige fémorale, d’effectuer des corrections d’axes anatomiques, corriger une différence de longueur de jambe, …

La tige fémorale : s’insère dans le corps du fémur. Elle peut être en titane, en acier ou en chrome cobalt.

Pour accéder à l’articulation coxo-femorale et la remplacer, le chirurgien a la possibilité d’utiliser différentes voies de passages, nous aborderons les 2 principales voies d’abord, que sont la voie postérieure et la voie antérieure.

Notons qu’en fonction de votre âge, de l’aisance du chirurgien pour une technique, des risques per-opératoire, le chirurgien choisira une voie d’abord plutôt qu’une autre.

L’intervention chirurgicale dure en moyenne 1h30.

Les voies d’abords  :

◊  La voie postérieure :

Egalement appelée la voie postéro-externe, cette voie de passage permet au chirurgien d’avoir un aperçu dégagé de l’articulation coxo-fémorale. Cette technique est par ailleurs, la plus simple à exécuter.

Lors de l’intervention, vous serez positionné sur le côté. Une incision de la peau, d’environ une vingtaine de centimètres, permettant d’arriver aux plans suivants.

Durant son avancée, l’orthopédiste incisera successivement, l’aponévrose du muscle tenseur du fascia lata, le muscle moyen fessier (muscles clés dans la stabilisation de la hanche), les muscles pervitrochantériens et écartera le muscle grand fessier. L’incision de ces muscles engendrera, bien évidemment,  une instabilité de l’arthroplastie, à moyen et long terme. Cette instabilité sera d’autant plus importante s’il existe un déficit de force au niveau de ces muscles avant l’intervention,  d’où l’importance d’un travail préopératoire.

Dans le cadre d’une intervention par voie postérieure, un certain nombre de positions sont proscrites pour éviter tout risque de luxation. Par exemple : Il vous sera formellement demandé de ne plus croiser les jambes, faire des mouvements de rotations opposés à la hanche opérée, de vous mettre accroupi,… ces mouvements étant qualifiés de mouvements « luxants ».

◊  La voie antérieure (mini invasive)

Egalement appelée, la voie de Hueter, cette voie de passage se situe au niveau de la partie avant de l’articulation coxo-fémorale, à hauteur de l’aine.

Pour cette intervention, vous serez installé sur le dos, cela exige pour le chirurgien, l’utilisation d’une table de chirurgie particulière. L’incision sera plus petite que celle en voie postérieure. Elle mesurera une douzaine de centimètres.

Durant cette intervention, le chirurgien ne sectionnera aucun muscle. Il se contentera d’écarter les structures musculaires (psoas, quadriceps,…) pour arriver enfin à la capsule articulaire, manchon fibreux entourant la tête et le col du fémur.

La difficulté la plus importante à ce stade, pour le chirurgien, reposera sur sa précision et sa minutie, afin de ne pas altérer les vaisseaux sanguins et les nerfs. On pense notamment au nerf fémoro-cutanée responsable de l’innervation sensitive de la face antéro-externe de la cuisse.

Notez que ce type d’intervention permet de retrouver son autonomie rapidement puisqu’aucun muscle n’a été incisé. Par ailleurs, aucune précaution (à de rares exceptions près) n’est appliquée. Seuls les mouvements de type, fentes avant avec une rotation externe du membre inférieur ne sont pas conseillés, durant les premiers mots après l’intervention, afin de ne pas léser les sutures fermant la capsule articulaire, laquelle a été abordée par l’avant. Vous conviendrez que ce type de mouvement luxant n’est pas courant, dans la vie de tous les jours… On le retrouve dans une posture en Pilates ( = La posture de la guerrière).

– Après l’opération –

La rééducation et la reprise de la conduite

En fonction de la voie d’abord, la rééducation ainsi que la récupération seront plus ou moins rapides.

Le travail en kinésithérapie aura pour objectifs d’améliorer votre souplesse, votre musculature et bien entendu vous donner des conseils afin éviter tout risques de luxation ou d’attitude pouvant limiter la durée de vie de votre prothèse.

Nous savons maintenant que l’intervention nécessitant le passage par la voie postérieure aura pour conséquences une rééducation beaucoup plus longue puisque des muscles clés participant non seulement à la stabilisation de la hanche mais aussi à la propulsion lors de la marche, ont été incisés puis recousus.

A contrario, l’usage de la voie de passage antérieure, assure au patient une rééducation beaucoup plus rapide et l’abandon des 2 béquilles plus précocement (= généralement après 2 à 3 jours). La marche avec 1 béquille se fera sur 3 semaines. Par ailleurs, la reprise de la conduite sera possible, après 3 à 4 semaines, après l’accord du chirurgien.

La reprise de l’activité sportive

La reprise du sport se fera à partir de 6 à 8 semaines pour une voie antérieure, le temps pour vous de retrouver un bon contrôle de la musculature, ainsi que vos capacités cardio-vasculaires. Bien entendu, elle se fera de manière progressive. Les sports à impacts ainsi qu’à pivots seront possibles, à certaines conditions, dans une période beaucoup plus avancée de votre récupération.

Après une intervention en voie postérieure, la reprise du sport sera également plus longue, par ailleurs nous serons beaucoup plus exigeants puisque des muscles clés ont été sectionnés puis recousus.

Pour votre information, vous trouverez ci après, une vidéo 3D expliquant la mise en place d’une prothèse totale de hanche (par voie antérieure).

SIDIBE Mariam – Kinésithérapeute – Spécialisée en revalidation orthopédique – All right reserved

La prothèse d’épaule

– Contexte –

Alternative nécessaire lorsque les douleurs au niveau de l’épaule, liées à l’arthrose, sont de plus en plus importantes et invalidantes… La prothèse d’épaule demeure la meilleure solution lorsque le traitement conservateur, de première intention n’est plus efficace.

Quels sont les étapes de l’intervention chirurgicale ? Quelle est la durée de vie d’une prothèse d’épaule ? Pourrais-je utiliser à nouveau mon bras après cette intervention ? Combien de temps dure une rééducation ? Quels sont les résultats que je peux espérer obtenir ? etc…

Tant de questions et d’interrogations, dont je vais tenter de répondre….

On parle d’arthrose lorsque l’articulation en question ne dispose plus de cartilage articulaire suffisant, pour assurer le glissement optimal des structures la composant. L’apparition d’ostéophytes et de géodes est incontournable lorsque l’arthrose s’aggrave. Source : chirurgie orthopédique Nice.

 

– Se préparer avant l’intervention –

Il est indispensable de préparer non seulement l’épaule mais également les membres supérieurs (musculature, articulations,…) ainsi que les membres inférieurs afin d’assurer le succès de cette intervention. 

En effet, le phénomène inflammatoire et le délai d’attente avant la prise de décision d’une intervention entraine inévitablement une usure des tendons et des muscles qu’il faut redynamiser afin d’optimiser la récupération. 

Par ailleurs, cette opération limitera la mobilité articulaire du membre supérieur opéré, un certain temps. Il est donc essentiel que les autres segments fonctionnent de manière optimale pour suppléer aux tâches de la vie quotidienne, le temps de la récupération. 

La bonne tonification des membres inférieurs et un travail d’équilibre postural est primordial puisqu’il faut éviter tout facteur pouvant induire une chute potentielle.

Notons qu’en fonction des résultats obtenus par l’arthroscanner, la radiographie, l’IRM et l’examen clinique de la musculature (encore) fonctionnelle, le chirurgien orthopédiste choisira un des 3 types de prothèse d’épaule existante.

Quelle type de prothèse ?

  • En cas de maladie dégénérative, telle que la polyarthrite rhumatoïde où seule les structures tendineuses sont principalement atteintes et les structures osseuses de manière secondaire (hypersollicitées par un manque de stabilité), le chirurgien choisira de placer simplement une prothèse humérale (Hémiarthroplastie). Notons que chez le patient jeune, le chirurgien choisira également ce type de prothèse.
  • Si les muscles de la coiffe des rotateurs sont intacts, le chirurgien choisira de placer une prothèse totale d’épaule anatomique (à glissement), puisque la stabilité de l’épaule est optimale.
  • Si les muscles de la coiffe des rotateurs ne sont plus fonctionnels, le chirurgien choisira de placer une prothèse totale inversée (ou semi-contrainte) afin d’utiliser la fonction motrice du muscle Deltoïde. On retrouvera principalement ce cas de figure chez le patient âgé ou ayant subit une dégénérescence des muscles de la coiffe des rotateurs (rupture tendineuse d’un des constituants notamment).

    Les 3 types prothèses d’épaule : humérale simple, totale à glissement ou totale à semie-contrainte. En fonction du capital musculaire fonctionnel restant, le chirurgien choisira la prothèse adaptée.

 

La prothèse d’épaule en question 

La prothèse est constituée de 3 éléments :

  1. Une tige humérale (Cimentée ou non, dans le corps de l’humérus).
  2. Une tête humérale faisant suite à la tige humérale. Elle sera en forme de demie sphère :
    • Arrondie (en acier inoxidable) –> Prothèse totale d’épaule à glissement
    • Creusée (en polyéthylène) –> Prothèse totale d’épaule semi contrainte
  3. La glénoïde (surface articulaire au niveau de l’omoplate) visée sur l’os en :
    • Non présente (si prothèse humérale simple)
    • Polyéthylène (si la tête humérale est en acier)
    • Acier (si la tête humérale est en polyéthylène) 

Le déroulement de l’intervention chirurgicale

Intervention chirurgicale pour une prothèse d’épaule.

L’intervention chirurgicale pour la mise en place d’une prothèse d’épaule dure entre 1h et 1h30.  

L’opération se fera en plusieurs étapes :

  1. Incision de la peau sur une longueur d’environ 15 cm au niveau de la face antérieure de l’épaule (= Voie delto-pectorale).
  2. Ecartement du muscle deltoïde et du muscle pectoral
  3. Incision du sous scapulaire (qui sera réparé en fin d’intervention).
  4. Résection des ostéophytes et des géodes puis préparation de la tête humérale (section) et de la cavité glénoïde (creusement).
  5. Mise en place de la prothèse humérale (impactée dans le corps de l’humérus)
  6. Mise en place de la prothèse glénoïdale (vissée)
  7. Vérification de la bonne congruence des éléments entre-eux, et du respect de la biomécanique de l’articulation.
  8. Mise en place du drain permettant la collecte du sang non aspiré pendant l’intervention, évitant ainsi l’apparition d’une hématome compliquant la rééducation.
  9. Suture du muscle sous scapulaire, avec des fils resorbables et du plan cutané par des fils ou agrafes.

 – Après l’intervention –

Écharpe d’immobilisation à porter pendant 6 semaines après l’intervention. Source : www.proteor.fr

Immédiatement après l’opération, votre bras sera immobilisé (coude au corps), dans une écharpe, pendant une durée de 3 semaines minimum. Le kinésithérapeute (spécialisé en revalidation orthopédique) mobilisera votre épaule de manière passive pendant une durée de 3 semaines. Les muscles de l’avant bras et de la main seront également mobilisés et rapidement sollicités de manière active afin d’éviter un enraidissement de ceux-ci. 

A partir de la 3e semaine, le kinésithérapeute entamera la rééducation activo-passive (actif aidé) puis progressivement l’actif, avec l’autorisation du chirurgien et sous contrôle radiologique. 


Pour des raisons économiques, les durées d’hospitalisation sont fixées à 3 à 4 jours.

A l’issue de cette hospitalisation, vous aurez le choix :

  • De rentrer à votre domicile et de suivre une rééducation intensive (quotidienne) avec un kinésithérapeute spécialisé en revalidation orthopédique. Votre chirurgien orthopédiste vous recevra après 10 jours afin de retirer les points et les agrafes et suivre l’évolution de votre récupération au moyen d’imagerie médicale de contrôle et grâce à son examen clinique.
  • D’être transféré dans un service de revalidation où vous serez suivi de manière biquotidienne par une équipe pluridisciplinaire (médecins revalidateurs, kinésithérapeutes et ergothérapeutes).

 

MON AVIS

Je vous encourage (grandement) à rester un minimum de 3 semaines au sein d’un service de revalidation. Une fois votre sortie de l’hôpital, après une revalidation, vous devez absolument poursuivre la thérapie avec un kinésithérapeute spécialisé en revalidation orthopédique pour continuer à progresser dans votre rééducation et améliorer votre autonomie. 

 

Quelle est la durée de vie d’une prothèse d’épaule ?

La prothèse d’épaule s’use en moyenne en 15 à 20 ans. Notons qu’en fonction de votre l’utilisation quotidienne, professionnelle (non sportive), la durée de la prothèse peut être différente d’un individu à l’autre.

Quels résultats puis-je espérer après cette intervention ?

Un recul de 6 mois est nécessaire afin d’apprécier les résultats « quasi-définitifs » de l’intervention chirurgicale. Une évolution, un peu plus lente est encore possible jusqu’à la première année. Ces résultats seront bien entendu dépendant de votre assiduité et votre volonté, dans le cadre de votre rééducation

On constate à l’issue de la rééducation, (et à condition que le dispositif ait été bien implanté et soit accepté par votre corps), la disparition de la symptomatologie douloureuse, une amélioration de l’amplitude articulaire dans tous les plans, ainsi qu’une augmentation de la force musculaire. 

 

Quels sports et activités puis-je pratiquer après la mise en place d’une prothèse d’épaule (anatomique ou inversée) ? 

Tous les sports n’induisant pas de contraintes sont possibles. Vous pourrez donc pratiquez :

  • La natation (la brasse, le crawl et le dos étant chacun dépendant de l’amplitude récupérée lors de votre revalidation kinésithérapeutique) et l’aquagym
  • Le vélo, le fitness et cours collectifs (sans soulèvement de charges !)
  • La course à pied 
  • Golf, pêche, …
  • Loisirs : Jardinage, bricolage, cuisine,…

J’attire votre attention sur le fait que cela concerne les patients ayant déjà eu une activité physique avant l’intervention chirurgicale. 

– Conclusion –

Lorsque la symptomatologie douloureuse et la fonctionnalité du membre supérieur ont un impact sur votre quotidienne, il est pertinent de prendre contact avec un chirurgien orthopédiste afin d’établir un plan thérapeutique.  

La prothèse d’épaule est l’alternative lorsque le traitement conservateur ne fonctionne plus (injections de corticoïdes, injections d’acide hyaluronique, traitement kinésithérapeutique avec mobilisation active, étirements et assouplissements…).

J’attire votre attention sur le fait de ne pas trop tarder un fois que la symptomatologie s’aggrave, afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles après l’intervention. En effet, lorsque l’arthrose est à stade débutant, les structures moles (tendons de la coiffe des rotateurs notamment) sont encore relativement en bonne état. La mise en place d’une prothèse anatomique (à glissement) sera indiquée. Or, les résultats suite à la mise en place de cette prothèse sont supérieurs à ceux, après la mise en place d’une prothèse inversée à semi-contrainte. 

 

Pour votre information, vous retrouvez ci-dessous, une vidéo explicative sur la prothèse d’épaule anatomique et la prothèse d’épaule inversée.

 

SIDIBE Mariam – Kinésithérapeute – Spécialisée en revalidation orthopédique – All right reserved

 

 

La prothèse de genou (Dossier complet)

Représentant une crainte pour certaines personnes, un soulagement pour d’autres, la prothèse de genou demeure l’objet de nombreuses questions….

A partir de quand doit on envisager le placement d’un prothèse de genou ? Quels sont les étapes de l’intervention chirurgicale ? Quelle est la durée de vie d’une prothèse de genou ? Pourrais je marcher à nouveau après cette intervention ? Combien de temps dure la rééducation ? Quels sont les activités que je ne pourrai plus réaliser après cette intervention ? Quels sont les sports conseillés ? etc….

Tant de questions et d’interrogations, dont je vais tenter de répondre….


Avant toute chose, sachez que lorsque le traitement conservateur ne fonctionne plus (voir l’article : L’arthrose du genou), il est grand temps d’envisager l’intervention chirurgicale.

Cependant, cette intervention n’est pas anodine, il me semble donc justifié de vous éclairer sur certains points afin de vous aider à prendre une décision en connaissance de cause. 

 

– Avant l’intervention –

Il est important de préparer la musculature, les autres articulations sus et sous-jacentes ainsi que la condition physique générale.

Le plus souvent, les chirurgiens orthopédistes conseillent à leurs patients de réaliser quelques séances de kinésithérapie pour préparer le corps à l’intervention chirurgicale. Le travail kinésithérapeutique consistera (notamment) à augmenter le capital musculaire, la souplesse articulaire et maintenir le système cardiovasculaire dans de bonnes conditions afin que votre récupération (et donc votre autonomie) soit retrouvée le plus rapidement et le mieux possible.

En effet, l’intervention chirurgicale va induire une diminution transitoire de l’autonomie ayant pour conséquences :

  • Une diminution brutale de la musculature érectrice (quadriceps, grand fessier, triceps sural,…) participant – entre autre – à la stabilité de l’articulation.
  • Une diminution de l’amplitude articulaire suite à des contractures réflexes des muscles postérieurs et internes de la cuisse et de la jambe (ischios jambiers, triceps sural, adducteurs …).
  • Une diminution progressive de la condition physique, puisque le périmètre de marche est brutalement diminué.

 

– L’intervention chirurgicale –

Quelle prothèse ?

La prothèse totale de genou (PTG) à gauche et la prothèse unicompartimentale (PUC) à droite. (Source : ortho-info.com).

En fonction des clichés apportés par l’imagerie médicale il sera décidé, (avant l’intervention) si le chirurgien orthopédiste doit remplacer :

→   Seulement le compartiment interne du genou, on parle de prothèse unicompartimentale (PUC). Ce type de prothèse est placée chez les patients ayant une morphologie de type « varum ».

→  La totalité de l’articulation du genou (c’est à dire le compartiment interne, le compartiment externe et la face postérieure de la rotule), on parle de prothèse totale de genou (PTG). Ce type de prothèse est placée chez les patients ayant une morphologie en « valgum » (communément appelée genoux en « X »), ou lorsque les 2 compartiments sont attaqués par l’érosion ou plusieurs années après la mise en place d’une PUC.

La prothèse totale de genou (PTG)

Composants d’une prothèse totale de genou (PTG) – (Source: Medacta international)

La prothèse est constituée de 3 éléments :

  1. La partie fémorale est en acier inoxydable, elle remplacera le compartiment interne et externe de la partie inférieure du fémur. Cette partie est non cimentée, elle est mise en place par impaction, dans le fémur.
  2. La partie tibia est métallique (Chrome, Cobalt), elle remplacera quant à elle la partie supérieure du tibia. Cette partie est cimentée au tibia.
  3. Les ménisques (= l’insert tibial) sont remplacés par une pièce en polyéthylène qui surplombe la partie métallique de la prothèse tibiale. Il s’agit d’un plateau rotatoire minant les mouvements de translations et de rotations d’un genou « naturel ».

(La partie rotulienne est également en polyéthylène. En fonction de l’usure et de l’érosion de celle-ci, le chirurgien peut choisir de la remplacer ou non).

Le déroulement de l’intervention chirurgicale

L’intervention chirurgicale pour la mise en place d’une prothèse de genou dure en moyenne 2 heures.  Cette intervention consistera à remplacer la ou les parties de l’articulation abimées par l’usure et l’érosion.

L’intervention chirurgicale se fera en plusieurs étapes :

  1. Incision de la peau sur une longueur de 10 à 12 cm.
  2. Incision des éléments sous-cutanée (aponévroses, petits nerfs sensitifs de la peau, …)
  3. Luxation de la rotule latéralement afin de libérer aisément non seulement l’articulation fémoro-tibiale mais également apprécier la face postérieure de la rotule (érosion ou usure également ?)
  4. Résection des ostéophytes puis préparation du fémur et du tibia (par découpes) au moyen de guides en résines, préparés avant l’intervention.
  5. Mise en place de la prothèse tibiale (cimentée), du plateau rotatoire puis mise en place de la prothèse fémorale (fixée par impaction).
  6. Vérification de la bonne congruence des éléments entre eux, et du respect de la biomécanique de l’articulation.
  7. Mise en place de 2 drains
  8. Fermeture du plan sous cutané avec des fils resorbables et du plan cutané par des fils ou agrafes.

 

 – Après l’intervention –

Vous serez transféré en salle de réveil où une machine à mobilisation passive continue (= Kinetec) vous sera installée, afin que votre genou soit mobilisé de manière précoce. Vous serez également munis de 2 drains afin de collecter l’excès de sang non aspiré, durant l’intervention chirurgicale.

Attention ! Le drain ne devra pas être retiré trop tôt, sous peine de ralentir la vitesse de récupération de l’amplitude articulaire (passive) suite à l’accumulation de sang non évacué responsable de la formation d’un hématome.


Pour des raisons économiques, les durées d’hospitalisation sont fixées à 4 jours.

A l’issue de ces 4 jours, vous aurez le choix :

  • De rentrer à votre domicile et de suivre une rééducation intensive avec un kinésithérapeute spécialisé en revalidation orthopédique. Votre chirurgien orthopédiste vous recevra après 10 jours afin de retirer les points et les agrafes et suivre l’évolution de votre récupération au moyen d’imagerie médicale de contrôle et grâce à son examen clinique.
  • D’aller dans un service de revalidation où vous serez suivi de manière biquotidienne par une équipe pluridisciplinaire (médecins revalidateurs, kinésithérapeutes et ergothérapeutes).

 

MON AVIS

Par mon expérience au sein d’un service de revalidation orthopédique, pendant 3 ans, ainsi que mon expérience en cabinet médical privé depuis 5 ans, je vous encourage à rester un minimum de 2 semaines au sein d’un service de revalidation si vous habitez seul(e) ou si vous disposez de peu d’aide, lors de votre retour à domicile. Une fois votre sortie de l’hôpital, après une revalidation, vous pouvez être suivi par un kinésithérapeute spécialisé en revalidation orthopédique pour continuer à progresser dans votre rééducation et améliorer votre autonomie. 

 

Quelles sont les activités que je peux faire après la mise en place d’une prothèse de genou ?

Il y a peu de contre indications en ce qui concerne les activités physiques que vous ne pouvez pas réaliser. Gardez simplement à l’esprit que votre prothèse est en métal (principalement) et que par conséquent, elle n’absorbera pas les chocs comme le ferait un os spongieuse. Par ailleurs, la prothèse de genou a un axe physiologique qui lui est propre, le fait de modifier cet axe provoquera bien entendu de la douleur.

Les risques demeurent non négligeables puisque la prothèse peut :

  • Se désolidariser de l’os (on parle de descellement),
  • Se fracturer (plus rare puisqu’elle est en métal, mais possible),
  • S’user plus rapidement au niveau du polyéthylène puisqu’il est sollicité de manière plus importante dans certains sports.

Ci dessous, vous trouverez une liste non exhaustive des sports autorisés lorsque vous avez une prothèse de genou. Les sports « contrôlés » ne peuvent être pratiqués qu’en cas de bonne stabilité de l’articulation au niveau musculaire et ligamentaire. Par ailleurs, ils doivent être pratiqués de manière modérée.

Source : Orthopale.com

 

Quelle est la durée de vie d’une prothèse de genou ?

La prothèse s’use en moyenne en 15 à 20 ans. Notons qu’en fonction de votre activité quotidienne et professionnelle non sportive, la durée de la prothèse peut être différente d’un individu à l’autre.

Il est bien entendu évident que la révision de la prothèse se fera plus rapidement chez un patient ayant eu une prothèse jeune (autour de 55 ans) compte tenu de sa condition de vie beaucoup plus active qu’un individu d’âge avancé.

– Conclusion –

L’intervention chirurgicale consistant à remplacer l’articulation du genou n’est pas une fatalité.  Le but de celle-ci aura pour objectif :

✓  Une diminution de la symptomatologie douloureuse

✓  Une augmentation du périmètre de marche

✓  Une amélioration de la force musculaire et de l’amplitude articulaire.

Sachez que le succès (total) de cette intervention repose également sur l’acceptation de cette nouvelle articulation, dans votre schéma corporel.

Il n’est pas utile de se précipiter pour une intervention, alors que ce n’est pas votre souhait le plus profond.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de sources fiables afin de vous rassurer et prendre la meilleure décision pour vous, en connaissance de cause.

Pour votre information, voici une vidéo 3D permettant de mieux comprendre les étapes de l’intervention chirurgicale. N’hésitez pas à la visionner à plusieurs reprises ou me contacter si vous souhaitez de plus amples précisions. 

SIDIBE Mariam – Kinésithérapeute – Spécialisée en revalidation orthopédique – All right reserved

L’arthrose du genou

– Contexte –

Avec le temps et l’utilisation naturelle de l’articulation, on assiste à une usure progressive et un amincissement des structures participant à l’amortissement des chocs subit par l’articulation du genou (articulation fémoro-tibiale entre autres).

Certains facteurs, tels que l’excès pondéral, l’utilisation intensive de l’articulation, l’immobilisation prolongée, l’orientation de l’axe de l’articulation fémoro-tibiale,… peuvent précipiter l’usure (naturelle) de l’articulation et favoriser l’apparition d’arthrose.

L’arthrose n’est donc pas nécessairement une maladie liée à l’âge.

L’orientation de l’articulation fémoro-tibiale est un des facteurs ayant un impact sur l’usure prématurée du genou.

 

– L’évolution –

L’arthrose s’installe progressivement et s’accompagne de nombreuses transformations au niveau des structures participant à la constitution de l’articulation.

  • La capsule articulaire ou membrane synoviale. Il s’agit du sac contenant le liquide synovial permettant non seulement l’apport en nutriments mais également la lubrification de l’articulation. Par un processus inflammatoire, la capsule articulaire va progressivement augmenter sa sécrétion en liquide créant à terme, un gonflement. On parle d’épanchement de synovie.

  • Les ménisques. Soigneusement placés entre le fémur et le tibia, le ménisque interne et le ménisque externe jouent le rôle de stabilisateur et amortisseur de l’articulation. Leur action est bien entendu renforcée par le présence de ligaments, potentialisant ainsi leur efficacité.  Notons que le retrait d’un ou des deux ménisques peut provoquer une apparition prématurée de l’arthrose du genou. On comprend donc mieux pourquoi (maintenant) « la chirurgie du ménisque » s’efforce de préserver le maintient de celui ci au sein de l’articulation. Ce qui n’a pas toujours été le cas…
  • Le cartilage articulaire : comparable à un vernis de protection, il s’amincit puis se fissure pour laisser place à un os « brut, à vif « . En réaction à une utilisation intensive de l’articulation, les extrémités mise en jeu de l’articulation, finissent par s’épaissir, s’endurcir et se rigidifier, laissant place à des excroissances osseuses: Les ostéophytes.

Les imageries médicales telles que l’IRM, l’échographie, l’arthroscopie et l’arthroscanner permettent d’apprécier les gonflements et l’évolution de l’usure de l’articulation du genou. Cependant, pour des raisons économiques et des facilités d’accès, le patient sera généralement invité à réaliser une simple radiographie diagnostique où apparaitront un pincement de l’interligne articulaire, des ostéophytes et des géodes ainsi qu’une densification osseuse.

 

– Le traitement conservateur –

Les solutions médicamenteuses

Les laboratoires pharmaceutiques synthétisent une série de substances afin de diminuer les douleurs liées à l’inflammation mais également améliorer l’amplitude articulaire et par conséquent la symptomatologie douloureuse. Ces substances ne demeurent pas moins une solution au long terme. Elles permettent simplement, et à certaines conditions, de repousser l’étape de l’intervention chirurgicale.

Les injections de corticoïdes. Par son action puissante, la cortisone permet de lutter efficacement contre l’inflammation et par conséquent contre le gonflement intra-articulaire. Cependant, son action semble être de courte durée.

L’acide hyaluronique est la substance la plus souvent injectée pour « huiler » l’articulation et par conséquent améliorer l’amplitude articulaire. Le plus souvent et pour un résultat optimal, cette substance est injectée à 3 reprises, toutes les 2 semaines, par le chirurgien orthopédiste ou le médecin du sport. Notez que l’efficacité de l’injection dépendra de la qualité de votre cartilage articulaire existant. En effet, tel un vernis protégeant la surface osseuse, le cartilage articulaire permet d’éviter l’absorption du produit par l’os et par conséquent, le maintient de celui-ci le plus longtemps possible dans l’articulation.

L’injection de plasma (PRP). Il s’agit d’un concentré de plaquettes sanguines, (issues du sang du patient), par processus de centrifugation. Le but de cette injection est d’utiliser les propriétés de cicatrisation tissulaire des protéines contenues dans les plaquettes sanguines. Soulignons l’efficacité de cette technique chez le sujet jeune ayant une capacité de resynthèse et de reconstruction du cartilage ou des tissus que l’individu âgé n’a malheureusement pas ou très peu. .

 

Les autres solutions 

L’activité physique. Par son rôle important dans la mobilité articulaire et le renforcement musculaire assurant ainsi une articulation stable, l’activité physique (raisonnable) permettant d’entretenir la lubrification de l’articulation et stimuler le système de régénération articulaire. On encouragera les sports tels que la natation, le vélo, la marche,…

SIDIBE Mariam – Kinésithérapeute – Spécialisée en revalidation orthopédique – All right reserved

Tiens toi droit !

Qui n’a jamais entendu cette phrase de la part de sa petite maman !? 🙂 

Mais au fond, que signifie vraiment bien se tenir ? Avoir la bonne « attitude », une bonne posture ?

Au delà de la communication non verbale et de l’influence que cela procure, pourquoi est-il si important d’adopter une bonne posture ?

– Les enjeux –

Au delà des demandes de la société et des exigences de productivités, où on demande à l’individu de rester de plus en plus longtemps assis, des bancs de l’école à l’âge de la pension, il est intéressant de souligner les enjeux que cela implique, au niveau de la santé.

L’Homme n’est pas fait pour rester assis ou être inactif de longues heures. En effet, la fait de rester assis toute une journée et sur le long terme, accompagné d’une mauvaise position, peut provoquer divers troubles que sont notamment :

  • Un inversement des courbures vertébrales physiologiques,
  • Une usure prématurée au niveau des disques intervertébraux,
  • Une diminution du tonus de la sangle abdominale,
  • Une diminution de la capacité respiratoire par la fermeture de la cage thoracique,
  • Une diminution de la qualité du transit intestinal
  • L’apparition d’une multitudes de pathologies de surcharges au niveau musculo-squelettique telles que l’hernie discale, l’hernie inguinale, la sciatique, le lumbago, la cervicalgie, les tendinopathies de l’épaule et du coude…

Apprendre à bien se tenir pour utiliser les bons muscles afin d’éviter les troubles musculo squelettiques, améliorer la capacité respiratoire et améliorer son transit intestinal.

– Garder le cap –

Bien se tenir, demande une bonne collaboration entre le système nerveux central (cerveau, cervelet, moelle épinière) et la musculature périphérique, afin que le centre de masse du corps soit toujours à l’équilibre. La collaboration sera d’autant plus facilitée si les muscles ont une longueur optimale.

La colonne vertébrale est comparable au mat d’un bateau dont la stabilité conditionnera efficacité et l’économie des gestes des membres supérieurs et des membres inférieurs.

A l’instar du mât d’un bateau assurant la stabilité de celui-ci, la colonne vertébrale constitue la base solide du tronc mais également des membres supérieurs et inférieurs, grâce à la musculature lombaire et dorsale. Ces cordages musculaires (représentés ci contre), permettent par leur contraction organisée et leur longueur optimale,  l’exécution de mouvements précis et économiques.

Une mauvaise position assise, le dos arrondi, penché vers l’avant, le ventre pendant, les épaules enroulées, en rotation interne va engendrer divers processus :

  1. Les muscles profonds, se situant à chaque étage vertébral, assurant la stabilité de la colonne à chaque niveau vertébral vont se retrouver,  allongés parfois micro-déchirés, puis finissent par se contracter de manière anarchique.
  2. Les muscles érecteurs (les muscles paravertèbraux = longeant la colonne vertébrale du sacrum jusqu’à la base du crâne), vont également se retrouver allongés et totalement inefficaces. La stabilité de la base de la colonne vertébrale (la charnière lombo-sacrée) et l’étage lombaire ne sont donc plus assurés.
  3. La sangle abdominale agissant comme un véritable corset, permettant de renforcer la base de la colonne vertébrale et l’auto-agrandissement est totalement relâchée.
  4. Puisque ni les muscles profonds, ni les muscles paravertèbraux ni les muscles abdominaux n’ont la bonne longueur ni la capacité de se contracter de manière efficace et organisée… ce sont donc les vertèbres elles-mêmes et les disques intervertébraux, qui vont assurent la stabilité de la colonne vertébrale. À l’instar d’un squelette essayant désespérément de se tenir droit sans musculature vertébrale, on assiste à une déformation des disques et une dégénérescence de ceux-ci avec, bien entendu l’apparition d’une hernie discale.

– Comment améliorer sa posture ? –

Maintenant que nous avons compris l’importance d’avoir une bonne posture et les enjeux que cela implique, penchons nous sur les sports qui permettent d’améliorer et d’entretenir la posture en conservant les bonnes courbures vertébrales, assurer la contraction des muscles paravertèbraux et le gainage abdominale, pour éviter l’apparition de pathologies musculo squelettiques. 

  • Le Yoga et le Pilates = Pour le travail des muscles profonds, des muscles érecteurs et de la sangle abdominale. Ces disciplines combinent une série de postures mêlant le travail d’étirement, de renforcement et d’allongement pour un positionnement parfait. 
  • La Gymnastique Hypopressive = Grâce à un travail respiratoire profond et des exercices d’allongement de la colonne vertébrale, cette discipline permet de renforcer la ceinture abdominale sans exercer une hyperpression abdominale responsable de l’apparition d’hernies.
  • La natationPermettant un travail « en ouverture » du tronc mettant ainsi en jeu les muscles dorsaux et lombaires. On privilégiera le dos crawlé plutôt que la brasse et le crawl qui auront tendance à renforcer les muscles rotateurs internes d’épaule et par conséquent fermer la cage thoracique.
  • La musculation fonctionnelle avec un renforcement des muscles érecteurs (superficiels) et muscles profonds du dos et de l’abdomen.
    • Powerlifting, l’haltérophilie, le crossfit
    • Renforcement avec un Kettlebell
    • Sangle de suspension : TRX
    • Gainage statique

  • Les machines de musculation
    • Le tirage nuque et la traction assise ( = pour le haut du dos et notamment le muscle grand dorsal)
    • Les tractions (dorsales) = pour l’ouverture de la cage thoracique.
    • Le banc lombaire = pour le renforcement de la charnière lombo-sacré et la stabilisation de la colonne lombaire.

  • Le stretching et les exercices de décompression = Le stretching permettra d’améliorer la mobilité articulaire et assurera un allongement des muscles raides responsables de l’entretient de la mauvaise posture. Les exercices de décompressions (= table d’inversion, suspension à la barre fixe…) permettront de décoapter les vertèbres et soulager les disques intervertébraux.

– Conclusion –

Quelque que soit le sport que vous choisissez, il est important de faire de une activité physique régulière, en fin de journée, dans la mesure du possible.

Les sports choisis devront toujours être « en ouverture » afin de mettre en jeu les muscles profonds, les muscles érecteurs du rachis (superficiels) et la sangle abdominale afin de non seulement contrebalancer la mauvaise posture adoptée durant toute la journée, mais également réaliser un travail préventif contre l’apparition d’une pathologie musculo-squelettique.

Gardons à l’esprit qu’aucune chaise ne remplacera un bon travail postural. 

Il est vrai que dans un premier temps, la reprogrammation posturale nécessitera un effort et un apport énergétique important, mais qu’au long terme, cela deviendra beaucoup plus économique et bénéfique pour le corps.

 


Mme SIDIBÉ Mariam – Kinésithérapeute

All right reserved

Mise au point sur les abdominaux

Cette article a pour objectif d’introduire les notions de bases sur ce que sont les abdominaux, leurs rôles et la raison pour laquelle ils sont si important, notamment en ce qui concerne notre équilibre postural, notre respiration et notre digestion.

Avant d’entamer une séance de renforcement des abdominaux, je vous invite avant toute chose, à lire cette article. 

(Un article sur comment renforcer la sangle abdominale sera publié très prochainement)

– Anatomie –

Il existe 3 types d’abdominaux. Le muscle transverse, les muscles obliques (obliques internes et obliques externes) et les muscles droits de l’abdomen

Le muscle transverse, comparable à une gaine, où les attaches prennent naissance au niveau du segment lombaire de la colonne vertébrale et aboutissent vers l’avant, au niveau de la ligne médiale. L’orientation de ses fibres musculaires, est schématiquement horizontale, permettant d’encercler le contenu de l’abdomen (estomac, intestin, vessie, pancréas, foie, rate, et élément important pour la femme : La vessie, l’utérus,…).

Directement en contact avec les viscères, le muscle transverse forme la couche profonde de la paroi de l’abdomen.

Par sa position stratégique, le muscle transverse assure le maintient du contenu abdominal et participe au soutient de la colonne vertébrale, et du périnée.

Les muscles obliques (l’oblique interne et l’oblique externe), s’insèrent schématiquement, au niveau de la partie latérale du tronc – au niveau des côtes – pour aboutir à hauteur de l’aine et du pubis. Leur orientation est diagonale – de bas en haut (pour l’oblique interne) et de haut en bas (pour l’oblique externe) – de sorte que l’orientation des fibres confère une contention semblable à un corset.

Les obliques sont comparables à une guêpière, dont la propriété est de sculpter le buste, affiner la taille et par conséquent, assurer le galbe de l’abdomen. Il n’est pas rare de parler « d’effet sablier » pour caractériser la fonction de soutient des muscles obliques.

Superposés au dessus du muscle transverse, ils forment la couche intermédiaire de la paroi abdominale.

 

Abdominaux arrêtez le massacre - Bernadette De Gasquet

Illustration issue du livre :  » Abdominaux – Arrêtez le massacre !  » – Bernadette De Gasquet. Présentation successive des 3 plans formant la sangle abdominale : le muscle transverse (plan profond), les obliques (plan moyen) et les droits de l’abdomen (plan superficiel).

 

Les muscles droits de l’abdomen, s’insèrent au niveau du sternum pour se terminer au niveau du pubis. Comparable à des bretelles, ils forment 2 bandes tendues parallèles,  séparées par une ligne médiale appelée ligne blanche.

Il forme quant à eux, la couche superficielle de la paroi abdominale.

* Note importante :  Le muscle transverse, formant le plan profond de la paroi abdominale est traversé dans sa partie inférieure, sous le niveau du nombril, par les muscles droits de l’abdomen. En conséquence, la tonicité du muscle transverse et l’effet gainant sont diminués au profil de l’effet « serrant » des muscles grands droits de l’abdomen représentés par les bretelles.

 

– Biomécanique –

La cavité abdominale est comparable à une boite dont le plafond serait le diaphragme, le plancher serait le périnée, l’avant et les côtés : les abdominaux ainsi que les muscles dorsaux, et l’arrière la colonne vertébrale. A l’exception de la colonne vertébrale, chaque élément est doué d’une capacité élastique et donc de déformation.

La respiration

Lors de l’inspiration, le muscle diaphragme (muscle inspirateur puissant), par jeu de pression (comme un piston), assure le remplissage des poumons. Sa contraction entraine un abaissement du plafond abdominal (au profit de l’expansion du volume des poumons) ainsi qu’un abaissement du plancher pelvien. Le contenu abdominal étant incompressible, se retrouve projeté vers le bas et vers l’avant, c’est à dire, en direction des zones élastiques et donc déformables : le périnée et les abdominaux..

La force de pesanteur n’arrangeant rien…

Lors de l’expiration, le diaphragme remonte, les poumons se vident, le périnée remonte vers sa position initiale,  la volume abdominal augmente, les viscères remontent et reprennent leur place. Le poids supporté par la sangle abdominale et le périnée est diminué.

 

A travers ces quelques lignes, on comprend mieux pourquoi il est important de ne pas forcer l’inspiration suivit d’une poussée, notamment lors de la défécation, puisque cela engendre une déformation importante au niveau du périnée.

Il sera donc plus judicieux d’effectuer tout effort, lors de l’ expiration, afin de soulage le périnée.

La pression

Savoir gérer la pression abdominale est également une des clés pour réussir à tonifier sa sangle abdominale et son périnée et par conséquent avoir un ventre plat, une belle posture, aucune douleur dorsale ou lombaire ni de désagréments (incontinences).

En effet, lorsque le volume abdominale augmente la pression au sein de l’abdomen diminue. Inversement, lorsque le volume abdominale diminue, alors la pression augmente. 

Concrètement, lorsque l’on se tient de manière avachi ou tassé en position debout ou assise, nous provoquons une diminution du volume abdominal. Les organes, sont donc poussés vers le bas et l’avant, c’est à dire sur les abdominaux et le périnée. La pression intra abdominale au repos passant de 30 mmHg (millimètre de mercure), à 50 voire 250 mmHg en cas d’effort abdominal important (lors de la défécation par exemple).

Lorsque l’on est avachi ou tassé sur sa chaise, nous diminuons le volume de la cavité abdominale et par conséquent, nous augmentons la pression à l’intérieur de celle ci.

 

Inversement, lorsque l’on se tient droit, nous augmentons le volume abdominal, la pression diminue donc et les organes sont attirés vers le haut. Le périnée ainsi que les abdominaux ne subissent plus de mouvement de poussée.

– Conclusion –

Il existe 3 couches d’abdominaux. Chacune d’elle possède une orientation différente permettant une contention optimale, lorsqu’elles sont toutes les 3 actives.

Le muscle transverse est comparable à une gaine dont le but est l’auto-agrandissement, les muscles obliques ont une action de serrage au niveau de la taille tel un corset (effet sablier), et les grands droits sont comparables à des bretelles.

Si on serre les bretelles au maximum, on perd l’action d’auto-agrandissement du muscle transverve, et l’action galbante des obliques. Au même titre que si on renforce seulement le muscle transverse, nous n’aurons pas l’effet galbant des muscles obliques et le bas ventre sera toujours baillant puisque les bretelles sont inactives.

Le challenge, dans le renforcement des abdominaux sera donc de :

  1. Travailler durant l’expiration, lorsque le diaphragme remonte et le muscle transverse travaillent.
  2. Maintenir une posture en auto-agrandissement, avec une pression proche de 30 mmHg, afin d’éviter la poussée des viscères vers le bas et l’avant.

 

Soulever un poids en sécurité

Introduction anatomique et biomécanique

La colonne vertébrale est constituée de 24 os empilés, que l’on appelle « vertèbres » dont la dénomination, les caractéristiques et l’architecture varient en fonction de l’étage où ils se trouvent.

Ces vertèbres se regroupent en 4 segments pour former 4 courbures successives : la lordose cervicale, la cyphose thoracique, la lordose lombaire et la cyphose sacrum (= le résultat d’une fusion de 5 vertèbres).

Chaque segment vertébral – en dehors d’un contexte pathologique – possède une courbure qui lui est propre assurant au maximum l’amortissement des chocs sur le plan sagittal.

Par ailleurs, la présence de deux caissons :  le caisson « thoracique » et le caisson « abdominal » permet de diminuer les contraintes au niveau de la colonne vertébrale (et donc au niveau des disques intervertébraux) en absorbant une partie des contraintes mécaniques.

Nous comprenons ainsi l’importance de maintenir une pression intra thoracique et intra abdominale adéquat, c’est à dire identique à l’environnement voire même négative, en expirant lorsque l’on souhaite soulever une charge importante, par exemple.

 

— L’enjeux principal : Le maintien des courbures physiologiques de la colonne vertébrale, lors de port de charges

Il est essentiel de maintenir non seulement, les courbures physiologiques (lordoses et cyphoses), quel que soit sa position (assis, debout, lors d’exercices physiques ou fonctionnels tels que le port de charges), mais également de maintenir une pression thoracique et abdominale adéquates, lors d’un effort, sous peine d’engendrer des contraintes de compressions ou de cisaillements au niveau des disques intervertébraux.

Dans un tel cas, des anomalies de type protrusion ou hernie discale pourraient apparaitre, suite à un mauvais usage des segments vertébraux et une pression trop importante au sein des caissons.

Afin d’épargner les segments vertébraux et de les utiliser à bon escient, il sera toujours plus judicieux et beaucoup plus économique pour le corps, d’utiliser la musculature des membres inférieurs (Quadriceps, Grand fessiers, Triceps sural..), de garder le poids le plus proche possible de son tronc (centre de masse du corps), et expirer lorsque l’on souleve une charge.

 

Mon travail en qualité de kinésithérapeute sera d’intervenir dans 4 dimensions indissociables :

  • Assouplir la musculature « raide » afin d’améliorer la mobilité du bassin facilitant l’utilisation des membres inférieurs, lors du port d’une charge.
  • Renforcer la musculature profonde qui vous maintiennent dans la bonne posture de manière inconsciente et efficace.
  • Renforcement des muscles des membres inférieurs impliqués dans le soulèvement de charge.
  • Apprentissage de la bonne position, dans différentes situations, lors du port de charge.

Comment marcher avec une béquille ?

Beaucoup plus stable qu’une canne (grâce à son appui au niveau de l’avant bras et du poignet), la béquille permet non seulement d’améliorer l’équilibre mais également de décharger le poids supporté par le membre affaibli, blessé ou opéré.
De quel côté doit-on mettre la béquille ? 
La marche avec une béquille est une étape nécessaire pour favoriser la récupération.
En effet, pour maintenir son homéostasie, l’organisme a besoin de contraintes mécaniques, il est donc nécessaire d’appuyer de manière raisonnable et progressive, sur ce membre, le temps que la cicatrisation soit complète.
Contrairement aux idées reçues, la béquille n’a pas pour but de remplacer l’appui. En effet, porter la béquille du côté blessé revient à augmenter le poids sur ce membre, alors même que celui-ci n’est pas (encore) apte à supporter une mise en charge complète.
À l’inverse, porter la béquille du côté opposé à la blessure permet d’assurer une dissociation des ceintures (scapulaires et pelvienne) et maintenir l’équilibre du centre de masse, tout en délestant une partie du poids au niveau du membre affaibli.
Comment régler la hauteur de la béquille ?
Pour jouer son rôle, la béquille doit être réglée à la bonne hauteur afin d’éviter d’aggraver la pathologie existante ou de créer d’autres pathologies supplémentaires.
Par convention, l’articulation du poignet reste la meilleure référence pour régler la hauteur de la béquille. Le réglage se fera le bras le long du corps.
Il faut savoir qu’une béquille trop haute engendra (notamment) une surélévation de l’épaule et une déviation du tronc du côté du membre affaibli, accentuant la mise en charge sur celui-ci. À long terme des pathologies musculaires et articulaires pourraient apparaître et la récupération du membre pourrait être ralentie.
De la même manière, une béquille trop basse (ne pouvant jouer son rôle d’aide) engendrera également une augmentation de la mise en charge sur la jambe blessée, laquelle n’est pas toujours prête à supporter la totalité du poids du corps. En conséquence, la récupération serait également être ralentie.
Comment monter et descendre les escaliers avec une béquille ?
« Je monte au paradis et je descends en enfer » reste la phrase à retenir… Je monte avec la bonne jambe et je descends avec la jambe affaiblie.
La montée et la descente de l’escalier se fera marche par marche
– Pour monter les escaliers, il suffit de mettre d’abord la bonne jambe (tout en se tenant à la rampe afin se propulser). Ensuite, amener en même temps la béquille et l’autre jambe sur la marche.
– Pour descendre les escaliers, il faut commencer par la béquille puis la jambe affaiblie, et déposer la jambe saine juste à côté.
Quand puis-je monter ou descendre les escaliers normalement ?
Monter et descendre les escaliers de manière “normale”, dépendra de :
  1. Votre capacité à mettre la totalité de votre poids sur votre jambe “affaiblie”
  2. La récupération de vos muscles des membres inférieurs notamment le muscle quadriceps pour vous propulser à la marche supérieure ou freiner la flexion de genou lorsque vous descendez et le muscle moyen fessier pour la stabilité de votre bassin.
  3. Votre volonté. En effet, si vous avez des craintes de tomber, il vous sera difficile de descendre les marches en alternance.