Le changement s’organise : les 6 niveaux qui font la différence

Escalier de pierre claire montant vers le coucher de soleil, entre herbes sauge et fleurs roses, face à la mer

Quand la volonté ne suffit pas

Vous savez ce qu'il faudrait faire.

Vous avez la motivation, parfois même un plan précis.

Pourtant, au bout de quelques semaines, les anciennes habitudes reprennent leur place.

Reprendre le sport, modifier son alimentation, mieux dormir, s'accorder du temps à soi : cet écart entre ce que l'on veut et ce que l'on fait est l'une des expériences les plus répandues.

Ce n'est ni un manque d'engagement, ni un manque de discipline. Le plus souvent, on s'entête à changer à un élément où le blocage ne se trouve pas.

Une carte pour s'y retrouver : les niveaux logiques

Robert Dilts, auteur et formateur américain, a proposé une manière simple de lire un changement : six niveaux, du plus concret au plus profond. Ce n'est pas une loi scientifique, mais une grille et un repère de réflexion très utile.

  • L'environnement : où, quand et avec qui. Tout ce qui nous entoure ;
  • Les comportements : ce que je fais concrètement ;
  • Les capacités : ce que je sais faire, les méthodes dont je dispose ;
  • Les croyances et les valeurs : ce que je crois possible, permis ou important ;
  • L'identité : qui je pense être ;
  • Le sens : ce pour quoi, ou pour qui, je le fais.

Le principe est le suivant : un niveau supérieur organise ceux qui se trouvent en dessous.

On peut modifier un comportement par la seule volonté, mais s'il contredit une croyance ou l'image que l'on a de soi, il tient rarement dans la durée.

À l'inverse, quand un changement est cohérent avec ce que l'on croit et ce que l'on est, alors il devient presque naturel.

Trois situations du quotidien

Changer son physique

On modifie son alimentation (le comportement) ou l'on s'inscrit dans une salle (l'environnement).

Mais si la croyance est « de toute façon, mon corps ne change pas », ou l'identité « je suis quelqu'un qui n'y arrive pas », chaque écart devient une preuve, et l'effort finit par s'épuiser.

Changer ses habitudes

Se coucher plus tôt, faire des pauses, arrêter de grignoter : tout cela relève du comportement.

Pourtant, une phrase comme « je n'ai pas le temps pour moi » ou « les autres passent avant » agit un niveau plus haut, et reprend la main dès la première soirée chargée.

Reprendre confiance après une douleur ou une blessure

Les exercices sont connus, la capacité est là. Mais une croyance comme « mon dos est fragile », ou une identité de « personne qui a mal », peut maintenir une prudence excessive, parfois bien après que les tissus ont récupéré.

Les questions à se poser

Plutôt que de forcer davantage, essayez de remonter les niveaux, un par un :

  • Qu'est-ce qui, dans mon environnement, m'aide ou me freine ?
  • Que fais-je réellement, et à quel moment cela déraille-t-il ?
  • Qu'est-ce que je ne sais pas encore faire, et qui pourrait s'apprendre ?
  • Que crois-je à ce sujet, et est-ce vraiment vrai ?
  • Qui suis-je dans cette histoire, et qui ai-je envie de devenir ?
  • Pourquoi est-ce important pour moi, et pour qui ?

Une seule réponse sincère peut suffire à débloquer une situation qui résistait depuis longtemps.

Ce que je vois au cabinet

Lorsque je vous reçois, la séance de kinésithérapie ne se résume pas à un geste technique.

Une douleur, une cicatrice, un corps que l'on ne reconnaît plus : derrière la demande de soin, il y a souvent un rapport à son corps, à ses limites, à ce que l'on se croit capable de faire.

C'est pourquoi le premier bilan ne s'intéresse pas seulement à la zone qui fait mal : je regarde aussi comment vous bougez, comment vous vivez, et ce qui vous retient.

Mon rôle n'est pas de décider à votre place, mais de vous aider à voir où se situe le blocage, pour que le changement s'installe durablement, dans le corps comme dans le quotidien.

Pour beaucoup de personnes, le soin est une porte d'entrée vers un changement plus large.

À retenir

  • Vouloir ne suffit pas toujours : le blocage se situe souvent à un autre niveau que celui où l'on agit.
  • Les six niveaux : environnement, comportements, capacités, croyances et valeurs, identité, sens.
  • Un changement tient mieux quand il est cohérent avec ce que l'on croit et ce que l'on est.
  • Se poser les bonnes questions est souvent plus efficace que de forcer.

Le guide à télécharger

J'ai réuni ces six niveaux dans un guide PDF, accompagné de six exercices rapides de 5 minutes. Recevez-le par e-mail :

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Ces conseils sont généraux et ne remplacent pas un avis personnalisé.

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