Après les traitements, le corps garde la mémoire
Lorsque les traitements s'achèvent, une autre étape commence : celle où l'on réapprend à habiter son corps. Une cicatrice qui tire, une épaule qui ne s'élève plus comme avant, une zone sensible au toucher : ces gênes, fréquentes, méritent d'être entendues et prises en charge avec douceur.
Ce que l'on peut observer
Selon l'histoire de chacune, les suites d'une chirurgie ou d'une radiothérapie peuvent se manifester de plusieurs manières :
- une cicatrice qui adhère aux tissus profonds ou paraît tendue ;
- une mobilité de l'épaule et du bras réduite, ou une sensation de raideur ;
- des zones de fibrose, c'est-à-dire des tissus plus denses, parfois sensibles ;
- une fatigue corporelle et des postures de protection installées au fil des mois.
Le rôle du kinésithérapeute
La prise en charge commence par un bilan attentif : qualité de la cicatrice, amplitude des mouvements, souplesse des tissus, ressenti au quotidien. Elle associe ensuite, selon les besoins, un travail manuel sur la cicatrice et les tissus environnants, des exercices de mobilité progressifs et des conseils pour retrouver confiance dans ses gestes. Chaque accompagnement est adapté à votre rythme et validé avec votre équipe médicale.
Quand commencer ?
Il n'existe pas de bon moment unique : cela dépend de votre chirurgie, de vos traitements et de l'avis de votre médecin. Une prescription médicale est requise pour le remboursement des séances de kinésithérapie. N'hésitez pas à en parler lors de votre prochain suivi.
Un accompagnement pratiqué depuis six ans
Au cabinet KINESIE, à Watermael-Boitsfort, Mariam SIDIBÉ accompagne depuis six ans des femmes dans cette phase de reconstruction. Chaque rencontre est un espace d'écoute autant que de soin.