Fini le coup de barre de 15 h : bâtir son assiette du midi

Pourquoi le repas du midi est le repas charnière

Le repas du midi relie la matinée à la soirée. Trop léger, il laisse place à la faim de 16 h et aux envies de sucre. Trop copieux ou trop riche en sucres rapides, il provoque cette somnolence de 14 h 30 que l'on met un peu vite sur le compte de la fatigue. Dans les deux cas, ce n'est pas un manque de volonté : c'est souvent une assiette mal équilibrée.

Ce qui compte, ce n'est pas un repas parfait, mais une assiette simple, que l'on sait reproduire sans y penser.

L'assiette en trois parties

Un repère visuel suffit, sans pesée ni calcul :

  • La moitié de légumes, crus ou cuits. Ils apportent des fibres, qui ralentissent l'absorption des sucres et rassasient plus longtemps ;
  • Un quart de protéines : œuf, poisson, volaille, légumineuses, tofu. Elles soutiennent la satiété et le maintien de la masse musculaire, surtout si l'on pratique un sport ou si l'on avance en âge ;
  • Un quart de féculents complets : riz complet, quinoa, pommes de terre, pâtes complètes.

On complète avec une source de bonnes graisses : un filet d'huile d'olive, une poignée de noix ou de graines. Beaucoup de personnes se sentent mieux en commençant par les légumes, puis les protéines, et en terminant par les féculents.

Trois assiettes faciles à reproduire

  • poulet, légumes rôtis de saison (courge, betterave, carotte) et quinoa ;
  • une salade complète : lentilles, œuf dur, concombre, tomates, roquette, noix, vinaigrette à l'huile d'olive et au citron ;
  • sardines ou maquereau, épinards sautés à l'ail et pommes de terre vapeur.

Les erreurs fréquentes

  • La salade qui ne rassasie pas : sans protéines ni féculents, elle laisse affamé deux heures plus tard ;
  • Le sandwich de pain blanc, chips et boisson sucrée : pratique, mais peu rassasiant. Pas interdit, simplement à ne pas installer en habitude ;
  • Sauter le repas : la faim se rattrape le soir, souvent avec moins de discernement ;
  • Les boissons sucrées : jus et sodas ramènent précisément les sucres rapides que l'on cherche à éviter.

Quand les journées sont chargées

Le repas du midi se prépare la veille. Une double portion au dîner, emportée dans une boîte, règle la question. On peut aussi composer un bocal (légumes, légumineuses, protéines, graines) ou emporter une soupe maison dans un thermos. Le dimanche, cuire une grande casserole de légumineuses et une plaque de légumes rôtis permet de composer trois ou quatre repas du midi en quelques minutes.

Au restaurant ou à la cantine

Choisissez un plat dont la base est un légume ou un poisson, demandez la sauce à part, privilégiez une soupe ou une salade en entrée plutôt qu'un dessert. Ce n'est pas un régime : c'est un réflexe.

Prendre le temps de s'asseoir

Même 15 minutes comptent. Asseyez-vous, posez le téléphone, mâchez lentement : la digestion commence dans la bouche, et un repas avalé debout pèse davantage.

Ce que je vois au cabinet

Beaucoup de personnes qui me consultent pour une fatigue, des douleurs ou une récupération difficile prennent un repas du midi pressé, devant l'écran. Un repas régulier et bien construit change souvent l'énergie de l'après-midi avant tout autre ajustement. Il s'inscrit dans l'ensemble : avec le petit-déjeuner et le sommeil, il forme une base solide.

À retenir

  • la moitié de légumes, un quart de protéines, un quart de féculents complets ;
  • un filet d'huile d'olive et une poignée de noix ou de graines ;
  • un repas préparé la veille pour les journées chargées ;
  • quinze minutes assise, sans écran, en mâchant lentement.

Ces conseils sont généraux et ne remplacent pas un avis personnalisé, notamment en cas de diabète, de grossesse, d'allergie ou de traitement en cours. Un bilan permet d'adapter l'alimentation à votre situation : découvrir la nutrithérapie.

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